Vers une thérapie cellulaire dans la SEP

Dans le cadre des soins de santé, l’une des méthodes de traitement les plus récentes et les plus prometteuses est la thérapie cellulaire pour arrêter la dégradation de la myéline, c’est-à-dire l’utilisation des propres cellules du patient pour le traiter.

Chez les patients SEP, les cellules dendritiques, se trouvent dans un état d’hyperactivation par rapport à celle de sujets sains. Il s’agit d’une population spécialisée de cellules qui active et désactive le système immunitaire. L’étude indique que dans les cas de SEP, ces cellules sont en permanence « allumées ». Elles favorisent ainsi l’inflammation et sont plus actives, ce qui déclenche des processus en cascade qui finissent par endommager la myéline du système nerveux central. Partant de cette constatation, les chercheurs se sont penchés sur les cellules dendritiques hyperactivées de patients atteints de SEP et ont mis au point un processus qui consiste à les traiter en laboratoire au moyen de fortes doses de vitamine D, ce qui permet d’adapter les réactions immunitaires.

Les cellules dendritiques sont une population spécialisée de cellules qui active et désactive le système immunitaire…  Ces modifications cellulaires à visée médicale interviennent directement au niveau des processus pathologiques à la base de la maladie. Pour les maladies auto-immunes comme la SEP, la thérapie cellulaire peut aboutir à une véritable percée dans les traitements. -  Nathalie Cools, professeur assistant et lauréate 2017 du Fonds Charcot.

Cette étude clinique dite « de sécurité », menée en collaboration avec le Dr B. Willekens (UZA), constitue la première étape dans le développement d’un véritable traitement destiné aux patients atteints de SEP. Il leur offrira la perspective d’un nouvel avenir sans autre dégradation du système nerveux. Les chercheurs ont reçu un support financier « IWT-TBM project » pour pouvoir réaliser l’étude clinique, l’industrie n’investissant pas encore dans ce type d’essai clinique. La recherche fondamentale pré-clinique qui a permis cette avancée a été financée par la Fondation Charcot. « Cette étape de la recherche confirme le travail innovant, d’excellent niveau, que fournissent nos chercheurs en Belgique, mais aussi le rôle que l’immunothérapie est appelée jouer.» - Prof C. Sindic, président de la Fondation Charcot.

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